
{"id":1063,"date":"2026-02-27T00:33:28","date_gmt":"2026-02-27T00:33:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.puckmag.ch\/?p=1063"},"modified":"2026-03-02T13:54:38","modified_gmt":"2026-03-02T13:54:38","slug":"pourquoi-les-balois-naiment-pas-les-blagues-quand-vous-prenez-une-photo-au-flash-pendant-le-morgestraich","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/pourquoi-les-balois-naiment-pas-les-blagues-quand-vous-prenez-une-photo-au-flash-pendant-le-morgestraich\/","title":{"rendered":"Pourquoi les B\u00e2lois n\u2019aiment pas les blagues quand vous prenez une photo au flash pendant le Morgestraich\u202f?"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"tldr-hybrid\">\n    <p><strong>Quiconque pense que le Carnaval suisse (Fasnacht) n\u2019est qu\u2019une f\u00eate bruyante commet une premi\u00e8re erreur. La cl\u00e9 r\u00e9side dans la compr\u00e9hension des rituels r\u00e9gionaux pour ce qu\u2019ils sont : une culture v\u00e9cue, et pas seulement un spectacle.<\/strong><\/p>\n    <ul>\n        <li>\u00c0 B\u00e2le, la s\u00e9paration stricte entre les acteurs masqu\u00e9s et les spectateurs civils est sacr\u00e9e et pr\u00e9serve une atmosph\u00e8re unique, presque magique.<\/li>\n        <li>La \u00ab Blaggedde \u00bb (insigne) n\u2019est pas un simple souvenir, mais une contribution de solidarit\u00e9 qui garantit l\u2019ind\u00e9pendance des groupes et signale votre appartenance.<\/li>\n    <\/ul>\n    <p><em><strong>Recommandation :<\/strong> Renseignez-vous sur les coutumes locales avant votre visite. Un petit geste de respect vous transformera de touriste en invit\u00e9 bienvenu et rendra votre exp\u00e9rience infiniment plus riche.<\/em><\/p>\n<\/div>\n\n<p>Chaque ann\u00e9e, des milliers de personnes affluent dans les villes et villages suisses pour vivre la \u00ab cinqui\u00e8me saison \u00bb. Elles viennent pour la musique forte des Guggen, les costumes color\u00e9s et l\u2019ambiance d\u00e9cha\u00een\u00e9e. Pourtant, celui qui arrive avec l\u2019attente d\u2019un carnaval uniforme risque de commettre rapidement un impair. Le Carnaval suisse n\u2019est pas un bloc monolithique, mais une mosa\u00efque de rituels r\u00e9gionaux profond\u00e9ment enracin\u00e9s, dont chacun poss\u00e8de sa propre \u00e2me et ses propres lois non \u00e9crites. Particuli\u00e8rement \u00e0 B\u00e2le, o\u00f9 le carnaval fait partie du patrimoine culturel immat\u00e9riel de l\u2019UNESCO, un comportement inad\u00e9quat peut rapidement susciter un silence glacial.<\/p>\n\n<p>De nombreux guides donnent des conseils superficiels comme \u00ab ne jetez pas de confettis sur les tambours \u00bb ou \u00ab achetez un insigne \u00bb. C\u2019est correct, mais cela ne fait qu\u2019effleurer la surface. Cela n\u2019explique pas *pourquoi* ces r\u00e8gles existent ni quelle est la signification culturelle derri\u00e8re elles. La v\u00e9rit\u00e9 est la suivante : pour de nombreux participants actifs, le carnaval n\u2019est pas un \u00e9v\u00e9nement r\u00e9cr\u00e9atif, mais une coutume s\u00e9rieuse, entretenue depuis des g\u00e9n\u00e9rations. La fronti\u00e8re entre la f\u00eate d\u00e9brid\u00e9e et le rituel sacr\u00e9 est souvent t\u00e9nue et difficile \u00e0 percevoir pour les non-initi\u00e9s. Par exemple, celui qui utilise un flash \u00e0 quatre heures du matin lors du Morgestraich de B\u00e2le ne d\u00e9truit pas seulement une photo, mais un moment magique de recueillement collectif.<\/p>\n\n<p>Cet article va donc plus loin. Au lieu de vous donner simplement une liste d\u2019interdictions, nous levons le rideau et expliquons l\u2019esprit qui sous-tend les r\u00e8gles. Nous vous emmenons dans un voyage \u00e0 travers les cultures de carnaval les plus diverses de Suisse \u2013 de la satire pr\u00e9cise de B\u00e2le \u00e0 la joie de vivre explosive de Lucerne, en passant par les rituels archa\u00efques du Valais et d\u2019Appenzell. Nous voulons que vous sachiez non seulement ce que vous devez faire ou ne pas faire, mais que vous ressentiez l\u2019\u00e2me r\u00e9gionale de ces coutumes. Car celui qui comprend n\u2019est pas seulement tol\u00e9r\u00e9, il est accueilli d\u2019un signe de t\u00eate approbateur.<\/p>\n\n<p>Ce guide couvre les principales diff\u00e9rences r\u00e9gionales et les r\u00e8gles de conduite, afin que vous puissiez profiter du carnaval non seulement en tant que spectateur, mais en tant que connaisseur respectueux. D\u00e9couvrez les d\u00e9tails fascinants qui font le v\u00e9ritable caract\u00e8re de ces traditions suisses uniques.<\/p>\n\n<div class=\"summary-block\">\n    <h2>Sommaire : Votre guide dans la jungle du Carnaval<\/h2>\n    <ul>\n        <li><a href=\"#52.1\">Quelle est la diff\u00e9rence entre le carnaval bruyant de Lucerne et le carnaval satirique de B\u00e2le ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#52.2\">Pourquoi vous regarde-t-on de travers si vous ne portez pas l\u2019insigne du carnaval ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#52.3\">Pouvez-vous venir d\u00e9guis\u00e9 en tant que spectateur ou est-ce r\u00e9serv\u00e9 aux participants ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#52.4\">Quand la foule et le bruit deviennent-ils trop importants pour les jeunes enfants ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#52.5\">Pourquoi ces monstres du Valais font-ils vraiment peur aux gens ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#20.5\">Comment donner un pourboire au personnel de service si vous payez par carte ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#51.2\">O\u00f9 le Silvesterklausen est-il encore v\u00e9cu de mani\u00e8re authentique et non seulement mis en sc\u00e8ne ?<\/a><\/li>\n        <li><a href=\"#53\">Connaissez-vous les Capuns, la Cholera ou les Maluns \u2013 ou ne mangez-vous que des R\u00f6sti ?<\/a><\/li>\n    <\/ul>\n<\/div>\n\n<h2 id=\"52.1\">Quelle est la diff\u00e9rence entre le carnaval bruyant de Lucerne et le carnaval satirique de B\u00e2le ?<\/h2>\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, ils peuvent sembler similaires, mais les carnavals de B\u00e2le et de Lucerne sont deux mondes diff\u00e9rents. Ne pas comprendre cela, c\u2019est risquer de se comporter de mani\u00e8re totalement inappropri\u00e9e. \u00c0 Lucerne r\u00e8gne une joie de vivre communicative, presque m\u00e9ridionale. Le carnaval explose avec le <strong>\u00ab Big Bang \u00bb (Urknall) \u00e0 cinq heures du matin<\/strong>, port\u00e9 par une musique de Guggen assourdissante. Ici, tout le monde est invit\u00e9 \u00e0 participer, \u00e0 se d\u00e9guiser et \u00e0 faire partie du chaos joyeux. Les fronti\u00e8res entre les participants actifs et le public sont fluides.<\/p>\n\n<p>B\u00e2le, en revanche, est l\u2019exact oppos\u00e9. Le carnaval commence par le <strong>Morgestraich \u00e0 quatre heures pr\u00e9cises du matin<\/strong>, dans l\u2019obscurit\u00e9 totale et le silence, seulement rompu par les rythmes pr\u00e9cis des fifres et des tambours. L\u2019atmosph\u00e8re est m\u00e9ditative, presque sacr\u00e9e. Ici, il est question de satire politique, de th\u00e8mes (\u00ab Sujets \u00bb) artistiquement \u00e9labor\u00e9s et d\u2019une s\u00e9paration stricte, presque th\u00e9\u00e2trale, entre les cliques masqu\u00e9es et le public non masqu\u00e9. C\u2019est davantage un vernissage en plein air avec une critique sociale ac\u00e9r\u00e9e qu\u2019une simple f\u00eate.<\/p>\n\n<p>La diff\u00e9rence fondamentale r\u00e9side dans la perception de soi : Lucerne c\u00e9l\u00e8bre la vie, B\u00e2le la refl\u00e8te \u2013 souvent avec une moquerie cinglante. Ce contraste se manifeste dans chaque d\u00e9tail, de la musique au code vestimentaire des spectateurs. Le tableau suivant r\u00e9sume les principaux contrastes et sert de premi\u00e8re boussole.<\/p>\n\n<table>\n    <thead>\n        <tr>\n            <th>Aspect<\/th>\n            <th>Carnaval de B\u00e2le<\/th>\n            <th>Carnaval de Lucerne<\/th>\n        <\/tr>\n    <\/thead>\n    <tbody>\n        <tr>\n            <td>D\u00e9but<\/td>\n            <td>Morgestraich 4h00 (obscurit\u00e9)<\/td>\n            <td>Urknall-Tagwache 5h00 (explosif)<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>Atmosph\u00e8re<\/td>\n            <td>Satirique, politique, m\u00e9ditative<\/td>\n            <td>Joyeuse, chaotique, bruyante<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>Musique<\/td>\n            <td>Fifres et tambours (rythmes pr\u00e9cis)<\/td>\n            <td>Guggenmusik (cuivres)<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>Participation<\/td>\n            <td>S\u00e9paration stricte Actifs\/Spectateurs<\/td>\n            <td>Fronti\u00e8res fluides, public d\u00e9guis\u00e9<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>Focus<\/td>\n            <td>Satire politique &amp; Sujets<\/td>\n            <td>Mythologie &amp; Joie de vivre<\/td>\n        <\/tr>\n    <\/tbody>\n<\/table>\n\n\n\n<p>Celui qui veut mener une chenille en hurlant bruyamment \u00e0 B\u00e2le ne rencontrera que peu de sympathie. \u00c0 l\u2019inverse, celui qui reste fig\u00e9 au bord de la route \u00e0 Lucerne manque le v\u00e9ritable plaisir. Choisir le bon carnaval en fonction de son propre temp\u00e9rament constitue d\u00e9j\u00e0 la moiti\u00e9 du chemin.<\/p>\n\n<h2 id=\"52.2\">Pourquoi vous regarde-t-on de travers si vous ne portez pas l\u2019insigne du carnaval ?<\/h2>\n<p>\u00c0 B\u00e2le, elle est omnipr\u00e9sente : la \u00ab Blaggedde \u00bb, une petite broche artistiquement con\u00e7ue qui para\u00eet chaque ann\u00e9e sous une nouvelle devise. Pour les touristes, elle peut sembler \u00eatre un simple souvenir, mais pour les habitants, c\u2019est une d\u00e9claration. Sans insigne au revers, vous vous affichez imm\u00e9diatement comme un \u00e9tranger \u2013 ou pire, comme un radin. Mais pourquoi en est-il ainsi ? La raison tient moins \u00e0 la pression sociale qu\u2019\u00e0 une solidarit\u00e9 concr\u00e8te.<\/p>\n\n<p>Le Carnaval de B\u00e2le est une entreprise gigantesque et non commerciale. Le Cort\u00e8ge, le grand d\u00e9fil\u00e9, compte \u00e0 lui seul environ 444 unit\u00e9s avec 11 700 participants, qui passent des mois \u00e0 concevoir leurs costumes, masques (larves) et lanternes. La vente de l\u2019insigne, introduite d\u00e8s 1911, est la <strong>principale source de revenus du Comit\u00e9 du Carnaval<\/strong> pour soutenir financi\u00e8rement ces groupes. En achetant une \u00ab plaquette \u00bb, vous contribuez donc directement \u00e0 pr\u00e9server la cr\u00e9ativit\u00e9 et la qualit\u00e9 du carnaval.<\/p>\n\n<p>Mais cela va plus loin. L\u2019insigne est un symbole d\u2019appartenance et de respect envers les participants actifs. Le Comit\u00e9 du Carnaval le formule ainsi :<\/p>\n\n<blockquote>\n    <p class=\"citation-content\">L\u2019insigne est bien plus qu\u2019une simple broche d\u00e9corative : il couvre une partie des frais des cr\u00e9ateurs et les rend ainsi ind\u00e9pendants des influences politiques et \u00e9conomiques.<\/p>\n    <cite>\u2013 Comit\u00e9 du Carnaval de B\u00e2le, Site officiel du Fasnachts-Comit\u00e9<\/cite>\n<\/blockquote>\n\n<p>Il en existe diff\u00e9rentes versions \u2013 cuivre, argent, or et le \u00ab Bijou \u00bb. Plus l\u2019insigne est pr\u00e9cieux, plus le soutien d\u00e9montr\u00e9 est grand. C\u2019est un engagement silencieux pour la <strong>pr\u00e9servation de ce patrimoine culturel<\/strong>. \u00c0 Lucerne ou dans d\u2019autres r\u00e9gions, un tel insigne est inhabituel et non n\u00e9cessaire. L\u00e0-bas, le carnaval se finance diff\u00e9remment, principalement par la gastronomie et les sponsors.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019achat de l\u2019insigne n\u2019est donc pas une obligation, mais un acte de reconnaissance profond\u00e9ment appr\u00e9ci\u00e9. Vous acqu\u00e9rez ainsi non seulement un beau souvenir, mais aussi le sentiment agr\u00e9able de faire partie du tout et de ne pas \u00eatre un simple consommateur passif.<\/p>\n\n<h2 id=\"52.3\">Pouvez-vous venir d\u00e9guis\u00e9 en tant que spectateur ou est-ce r\u00e9serv\u00e9 aux participants ?<\/h2>\n<p>Cette question est un classique des malentendus et la r\u00e9ponse d\u00e9pend, comme souvent, totalement de la r\u00e9gion. \u00c0 Lucerne et dans beaucoup d\u2019autres bastions du carnaval, la r\u00e9ponse est : Absolument ! Un d\u00e9guisement fantaisiste est de mise. Celui qui se pr\u00e9sente en v\u00eatements civils passe presque inaper\u00e7u. Le fait de se d\u00e9guiser ensemble dissout les barri\u00e8res sociales et cr\u00e9e un sentiment de communaut\u00e9.<\/p>\n\n<p>\u00c0 B\u00e2le, la r\u00e9ponse est un <strong>NON<\/strong> cat\u00e9gorique et strict. Se pr\u00e9senter d\u00e9guis\u00e9 en tant que spectateur au Cort\u00e8ge ou lors du \u00ab G\u00e4ssle \u00bb (la d\u00e9ambulation des cliques) est le faux pas par excellence. La raison r\u00e9side au c\u0153ur m\u00eame du carnaval b\u00e2lois : la s\u00e9paration claire entre les <strong>actifs et le public<\/strong>. Les actifs sont les cliques masqu\u00e9es, les Guggenmusiks et les masques individuels qui jouent un r\u00f4le dans leurs costumes \u00e9labor\u00e9s (\u00ab Goschdym \u00bb) et sous leurs larves. Ils sont les interpr\u00e8tes sur la plus grande sc\u00e8ne de la ville.<\/p>\n\n<p>Les spectateurs sont le public. Ils doivent observer, \u00e9couter et laisser l\u2019art et la satire agir sur eux. Cette \u00ab distance de respect \u00bb est essentielle pour l\u2019atmosph\u00e8re magique et l\u00e9g\u00e8rement myst\u00e9rieuse. Si le public se d\u00e9guisait \u00e9galement, cette fronti\u00e8re s\u2019estomperait et la dynamique particuli\u00e8re serait d\u00e9truite. Les cliques ne sauraient plus qui fait partie du jeu et qui n\u2019en fait pas partie.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.puckmag.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/basler-cliquen-kostume-larven-gassle.webp\" alt=\"Basler Fasnachtsclique mit einheitlichen Kost\u00fcmen und Larven beim G\u00e4ssle\"><\/figure>\n\n<p>Comme le montre l\u2019illustration, les cliques uniformis\u00e9es et masqu\u00e9es forment une unit\u00e9 ferm\u00e9e qui se d\u00e9place dans les ruelles, tandis que les spectateurs non masqu\u00e9s se tiennent sur le c\u00f4t\u00e9. Pour les spectateurs, des accessoires discrets comme un chapeau amusant, une \u00e9charpe color\u00e9e ou un insigne de carnaval sont autoris\u00e9s. Il existe une exception importante : le mardi apr\u00e8s-midi, lors du <strong>Carnaval des enfants<\/strong> (Kinderfasnacht), les enfants peuvent et doivent se d\u00e9guiser. Autrement, la tenue civile est le \u00ab costume \u00bb correct du spectateur \u00e0 B\u00e2le.<\/p>\n\n\n\n<p>Le soir, dans les bistrots (\u00ab Beizen \u00bb) bond\u00e9s et les caves des cliques, la r\u00e8gle s\u2019assouplit un peu. On y rencontre aussi des \u00ab sauvages \u00bb, des groupes non organis\u00e9s qui sont masqu\u00e9s. Mais au bord de la route pendant les d\u00e9fil\u00e9s officiels, la retenue est la plus haute forme de reconnaissance.<\/p>\n\n<h2 id=\"52.4\">Quand la foule et le bruit deviennent-ils trop importants pour les jeunes enfants ?<\/h2>\n<p>La fascination du carnaval pour les enfants est ind\u00e9niable : les costumes color\u00e9s, la musique forte, les bonbons (\u00ab D\u00e4\u00e4feli \u00bb) et les oranges lanc\u00e9s. Pourtant, de nombreux parents sous-estiment l\u2019\u00e9norme charge sensorielle qu\u2019un tel \u00e9v\u00e9nement de masse repr\u00e9sente pour les plus petits. Particuli\u00e8rement \u00e0 B\u00e2le et \u00e0 Lucerne, la situation peut rapidement basculer de fascinante \u00e0 effrayante.<\/p>\n\n<p>Le plus gros probl\u00e8me est la foule. Rien que pour le Morgestraich de B\u00e2le, on estime que plus de 100 000 spectateurs et participants se rassemblent dans les ruelles \u00e9troites de la vieille ville. Pour un petit enfant \u00e0 hauteur de genoux, c\u2019est un stress pur. Il ne voit que des jambes, se fait bousculer et perd rapidement ses rep\u00e8res. Le bruit est le deuxi\u00e8me d\u00e9fi majeur. Une Guggenmusik peut atteindre un volume sonore douloureux pour les oreilles sensibles des enfants.<\/p>\n\n<p>C\u2019est pourquoi une visite avec de jeunes enfants doit \u00eatre bien planifi\u00e9e. Le Morgestraich b\u00e2lois dans l\u2019obscurit\u00e9 totale, suivi du son soudain et puissant des tambours et des fifres, est absolument inadapt\u00e9 pour la plupart des enfants de moins de six ans. Les axes principaux pendant les grands d\u00e9fil\u00e9s doivent \u00e9galement \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. Cherchez plut\u00f4t une position dans une rue lat\u00e9rale plus calme. Des cliques y passent \u00e9galement, mais la foule est nettement moins dense.<\/p>\n\n<p>Quiconque a d\u00e9j\u00e0 d\u00fb g\u00e9rer des enfants \u00e9puis\u00e9s sait qu\u2019un retrait \u00e0 temps vaut de l\u2019or. Apr\u00e8s 18 heures, la plupart des centres-villes deviennent trop bond\u00e9s et trop agit\u00e9s. Le moment id\u00e9al pour les familles est le d\u00e9fil\u00e9 sp\u00e9cial des enfants, comme le <strong>Carnaval des enfants de B\u00e2le le mardi apr\u00e8s-midi<\/strong>. Ici, les petits sont au centre de l\u2019attention, le rythme est plus lent et il pleut des bonbons.<\/p>\n\n<div class=\"actionable-list\">\n    <h3>Votre plan d\u2019action : Survivre au carnaval avec des enfants<\/h3>\n    <ol>\n        <li>Se procurer une protection auditive : Investissez dans des casques antibruit professionnels pour enfants. C\u2019est l\u2019\u00e9quipement le plus important pour la journ\u00e9e.<\/li>\n        <li>\u00c9viter les grandes foules : Choisissez des rues lat\u00e9rales plut\u00f4t que les itin\u00e9raires principaux et \u00e9vitez le Morgestraich et les heures tardives de la soir\u00e9e.<\/li>\n        <li>Profiter de la Kinderfasnacht : Planifiez votre visite autour des apr\u00e8s-midi sp\u00e9cialement d\u00e9di\u00e9s aux enfants. L\u2019atmosph\u00e8re y est plus d\u00e9tendue.<\/li>\n        <li>Expliquer les masques : Montrez au pr\u00e9alable \u00e0 vos enfants des images de masques et expliquez-leur que des gens sympathiques se cachent dessous pour r\u00e9duire leurs peurs.<\/li>\n        <li>Pr\u00e9voir un plan de secours : D\u00e9finissez un point de rendez-vous fixe au cas o\u00f9 vous vous perdriez, et pr\u00e9voyez le chemin du retour avant que l\u2019\u00e9puisement total ne s\u2019installe.<\/li>\n    <\/ol>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Avec la bonne strat\u00e9gie, le carnaval devient aussi une exp\u00e9rience magique pour les plus jeunes visiteurs, dont ils se souviendront avec plaisir \u2013 et non un cauchemar bruyant.<\/p>\n\n<h2 id=\"52.5\">Pourquoi ces monstres du Valais font-ils vraiment peur aux gens ?<\/h2>\n<p>Si vous pensiez que le carnaval n\u2019\u00e9tait que plaisir et confettis, vous n\u2019\u00eates jamais all\u00e9 dans le L\u00f6tschental valaisan. Ici, dans les villages de montagne isol\u00e9s, les <strong>\u00ab Tsch\u00e4gg\u00e4tt\u00e4 \u00bb<\/strong> s\u00e9vissent pendant la p\u00e9riode du carnaval. Ces silhouettes effrayantes n\u2019ont rien \u00e0 voir avec la fine satire de B\u00e2le ou l\u2019anarchie joyeuse de Lucerne. Elles sont l\u2019incarnation d\u2019une force de la nature brute et archa\u00efque.<\/p>\n\n<p>Avec leurs masques sculpt\u00e9s \u00e0 la main en bois d\u2019arole, leurs peaux d\u2019animaux \u00e9bouriff\u00e9es et les lourdes cloches de vache qui tintent de mani\u00e8re mena\u00e7ante \u00e0 chaque pas, elles ressemblent \u00e0 des \u00eatres venus d\u2019un autre temps. Et c\u2019est le cas. La tradition des Tsch\u00e4gg\u00e4tt\u00e4 est un rituel ancestral visant \u00e0 <strong>chasser l\u2019hiver et les mauvais esprits<\/strong>. Dans le long isolement des vall\u00e9es alpines, ces coutumes avaient une importance existentielle pour surmonter les rigueurs de la vie. Les masques incarnent le sauvage, l\u2019incivilis\u00e9, qui doit \u00eatre expuls\u00e9 avant que le printemps puisse arriver.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.puckmag.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/tschaggatta-loetschental-holzmaske-tierfell.webp\" alt=\"Tsch\u00e4gg\u00e4tt\u00e4 mit furchterregender Holzmaske und Tierfell im L\u00f6tschental\"><\/figure>\n\n<p>L\u2019apparence terrifiante n\u2019est donc pas un hasard, mais une partie essentielle du rituel. Mais que faire si l\u2019une de ces cr\u00e9atures s\u2019approche de vous et vous passe ses mains noircies par la suie sur le visage ? La mauvaise r\u00e9action serait de s\u2019enfuir en panique. La bonne est de le prendre avec humour. Car ce \u00ab noircissement \u00bb n\u2019est pas un acte d\u2019agression, mais un <strong>rituel d\u2019inclusion<\/strong>. C\u2019est un porte-bonheur archa\u00efque et un geste qui dit : \u00ab Tu es maintenant l\u2019un des n\u00f4tres, membre de notre communaut\u00e9 \u00bb.<\/p>\n\n<p>Selon une analyse sur le portail du folklore europ\u00e9en, le noircissement des visages avec de la suie est un \u00e9l\u00e9ment central que les visiteurs doivent comprendre comme une forme d\u2019inclusion. C\u2019est un honneur, pas une attaque. Celui qui se d\u00e9fend ou s\u2019\u00e9nerve montre qu\u2019il n\u2019a pas compris le sens profond de cette coutume. C\u2019est un test, un d\u00e9passement ludique des limites qui suspend pour un moment l\u2019ordre rigide du quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p>Au lieu de reculer, souriez, remerciez pour la \u00ab chance \u00bb re\u00e7ue et portez la tache de suie avec fiert\u00e9. Vous venez de vivre l\u2019une des traditions les plus originelles de Suisse, non seulement en la voyant, mais en l\u2019exp\u00e9rimentant dans votre chair.<\/p>\n\n<h2 id=\"20.5\">Comment donner un pourboire au personnel de service si vous payez par carte ?<\/h2>\n<p>En plein tumulte de carnaval, le bistrot est plein, l\u2019ambiance est g\u00e9niale et le personnel de service tourne \u00e0 plein r\u00e9gime. Vous voulez montrer votre appr\u00e9ciation pour l\u2019excellent service, mais vous n\u2019avez que votre carte. Un dilemme classique en Suisse. Tout d\u2019abord, le plus important : contrairement \u00e0 de nombreux autres pays, le service en Suisse est <strong>l\u00e9galement inclus dans le prix<\/strong>. Le pourboire n\u2019est donc pas une obligation, mais une reconnaissance purement volontaire pour une prestation particuli\u00e8rement bonne.<\/p>\n\n<p>Mais comment faire \u00e9l\u00e9gamment sans esp\u00e8ces ? La m\u00e9thode la plus courante et la plus simple consiste \u00e0 arrondir le montant directement au terminal de carte. Si la facture s\u2019\u00e9l\u00e8ve par exemple \u00e0 88 francs, dites simplement au personnel au moment de payer : <strong>\u00ab Faites 95, s\u2019il vous pla\u00eet \u00bb<\/strong> ou \u00ab Faites 100 \u00bb. Le serveur ou la serveuse tape alors le montant total souhait\u00e9, et vous confirmez avec votre carte. C\u2019est simple et compris partout.<\/p>\n\n<p>Une autre m\u00e9thode populaire, surtout si l\u2019on souhaite payer le montant exact par carte, est l\u2019astuce de la <strong>pi\u00e8ce de cinq francs<\/strong>. On paie la facture au centime pr\u00e8s avec la carte et on laisse discr\u00e8tement une pi\u00e8ce de 5 francs sur la table ou la petite soucoupe de l\u2019addition. Cela signale clairement que l\u2019argent est destin\u00e9 au pourboire pour le service. Naturellement, cela fonctionne aussi avec une pi\u00e8ce de deux ou d\u2019un franc, selon le montant de la facture.<\/p>\n\n<p>Pr\u00e9cis\u00e9ment pendant le carnaval, o\u00f9 le personnel travaille souvent 72 heures presque sans pause, un geste plus g\u00e9n\u00e9reux est particuli\u00e8rement bienvenu. Alors qu\u2019en zone rurale, on arrondit souvent au franc sup\u00e9rieur, dans les zones urbaines comme B\u00e2le, Zurich ou Gen\u00e8ve, un pourboire d\u2019environ <strong>10 % est tout \u00e0 fait courant<\/strong> pour un bon service. Votre geste sera certainement remarqu\u00e9 et appr\u00e9ci\u00e9 pendant la p\u00e9riode la plus mouvement\u00e9e de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de compte, le montant du pourboire reste toujours une d\u00e9cision personnelle. Mais savoir *comment* le donner facilement rend la visite au restaurant plus agr\u00e9able pour tout le monde.<\/p>\n\n<h2 id=\"51.2\">O\u00f9 le Silvesterklausen est-il encore v\u00e9cu de mani\u00e8re authentique et non seulement mis en sc\u00e8ne ?<\/h2>\n<p>Loin des grands d\u00e9fil\u00e9s de carnaval urbains, il existe dans le pays d\u2019Appenzell une coutume d\u2019une beaut\u00e9 calme, presque mystique : le Silvesterklausen. Mais celui qui attend ici un spectacle touristique sera d\u00e9\u00e7u \u2013 ou au mieux, agr\u00e9ablement surpris. La v\u00e9ritable exp\u00e9rience ne se d\u00e9roule pas au centre du village pour les cam\u00e9ras, mais dans l\u2019isolement des fermes, o\u00f9 les \u00ab Schuppel \u00bb (groupes de Klausen) vont de maison en maison pour souhaiter une bonne ann\u00e9e aux habitants avec leurs chants et le tintement de leurs cloches.<\/p>\n\n<p>Le premier conseil pour une exp\u00e9rience authentique est le choix de la date. Le Silvesterklausen a lieu deux fois : le 31 d\u00e9cembre (Nouveau Saint-Sylvestre) et, selon l\u2019ancien calendrier julien, le <strong>13 janvier (Ancien Saint-Sylvestre)<\/strong>. Le 13 janvier est traditionnellement le jour des locaux, avec moins de spectateurs et une atmosph\u00e8re plus originelle. Pour vraiment s\u2019approcher de la coutume, vous ne devriez pas attendre \u00e0 un endroit pr\u00e9cis, mais suivre respectueusement un \u00ab Schuppel \u00bb de ferme en ferme. Le mieux est d\u2019arriver t\u00f4t le matin, car les Klausen partent souvent avant le lever du soleil.<\/p>\n\n<p>Une autre cl\u00e9 de compr\u00e9hension est l\u2019appr\u00e9ciation des trois types de Klausen. Les <strong>\u00ab Beaux \u00bb (Sch\u00f6ne)<\/strong> avec leurs magnifiques et \u00e9normes coiffes repr\u00e9sentant des sc\u00e8nes de la vie paysanne sont les plus connus. Mais les <strong>\u00ab Laids \u00bb (W\u00fceschte)<\/strong> avec leurs masques effrayants faits de mat\u00e9riaux naturels et les <strong>\u00ab Beaux-Laids \u00bb (Sch\u00f6-W\u00fceschte)<\/strong>, une forme hybride, sont des \u00e9l\u00e9ments tout aussi importants du rituel. Un expert des coutumes appenzelloises souligne que les \u00ab Laids \u00bb ne sont pas de simples personnages secondaires, mais repr\u00e9sentent l\u2019hiver et les esprits de la nature qu\u2019il s\u2019agit de sapaise.<\/p>\n\n<p>Les exp\u00e9riences les plus authentiques se trouvent dans les communes qui cultivent la tradition de la mani\u00e8re la plus vivante, comme <strong>Urn\u00e4sch, Hundwil ou Stein<\/strong>. Quittez les centres des villages et marchez vers les fermes un peu isol\u00e9es. L\u00e0, dans le silence du paysage enneig\u00e9, lorsqu\u2019un Schuppel surgit soudainement du brouillard et entonne son \u00ab Z\u00e4uerli \u00bb polyphonique, le Silvesterklausen d\u00e9ploie sa v\u00e9ritable magie inoubliable.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est une exp\u00e9rience qui exige patience et respect, mais qui est r\u00e9compens\u00e9e par des moments d\u2019une rare intensit\u00e9 et beaut\u00e9. Un aper\u00e7u profond de l\u2019\u00e2me du pays d\u2019Appenzell.<\/p>\n\n<div class=\"key-takeaways\">\n    <p>L\u2019essentiel en bref<\/p>\n    <ul>\n        <li><strong>Respect du rituel :<\/strong> Les carnavals suisses sont souvent des rituels culturels s\u00e9rieux, pas de simples f\u00eates. Les r\u00e8gles (pas de flash, pas de d\u00e9guisement \u00e0 B\u00e2le) prot\u00e8gent l\u2019atmosph\u00e8re unique.<\/li>\n        <li><strong>Faire preuve de solidarit\u00e9 :<\/strong> L\u2019insigne de B\u00e2le n\u2019est pas un souvenir, mais une contribution financi\u00e8re et symbolique \u00e0 la pr\u00e9servation d\u2019une coutume non commerciale.<\/li>\n        <li><strong>La r\u00e9gionalit\u00e9 est primordiale :<\/strong> Ce qui est souhait\u00e9 \u00e0 Lucerne (faire la f\u00eate, se d\u00e9guiser) est un tabou \u00e0 B\u00e2le. Ce qui est un porte-bonheur en Valais (la suie sur le visage) serait une insulte ailleurs.<\/li>\n    <\/ul>\n<\/div>\n\n<h2 id=\"53\">Connaissez-vous les Capuns, la Cholera ou les Maluns \u2013 ou ne mangez-vous que des R\u00f6sti ?<\/h2>\n<p>La Suisse est aussi diverse sur le plan culinaire que culturel, mais de nombreux visiteurs s\u2019en tiennent au trio bien connu : fondue, raclette et r\u00f6sti. Pourtant, celui qui veut s\u2019immerger plus profond\u00e9ment dans l\u2019\u00e2me r\u00e9gionale du pays doit aussi faire voyager ses papilles. Pr\u00e9cis\u00e9ment, la p\u00e9riode du carnaval est souvent associ\u00e9e \u00e0 des plats r\u00e9gionaux tr\u00e8s sp\u00e9cifiques qui racontent leur propre histoire.<\/p>\n\n<p>\u00c0 B\u00e2le, par exemple, le carnaval est impensable sans la traditionnelle <strong>soupe \u00e0 la farine<\/strong> (Mehlsuppe), servie \u00e0 trois heures du matin avant le Morgestraich. S\u2019y ajoutent les <strong>tartes au fromage et \u00e0 l\u2019oignon<\/strong> (W\u00e4he), qui servent de base \u00e9nerg\u00e9tique pour les \u00ab trois plus beaux jours \u00bb (drey scheenschte D\u00e4\u00e4g). Comme sp\u00e9cialit\u00e9 sucr\u00e9e, on trouve les \u00ab Fasnachtskiechli \u00bb, des beignets tr\u00e8s fins frits dans la graisse. Ces plats sont aussi indissociables du rituel que les fifres et les tambours.<\/p>\n\n<p>Mais la carte culinaire de la Suisse offre bien plus. Au-del\u00e0 du \u00ab R\u00f6stigraben \u00bb, la fronti\u00e8re culturelle entre la Suisse al\u00e9manique et la Suisse romande, se cachent des sp\u00e9cialit\u00e9s souvent n\u00e9es de la n\u00e9cessit\u00e9 des populations montagnardes. L\u2019aper\u00e7u suivant pr\u00e9sente certaines de ces d\u00e9lices souvent m\u00e9connus.<\/p>\n\n<table>\n    <thead>\n        <tr>\n            <th>Plat<\/th>\n            <th>Canton<\/th>\n            <th>Histoire<\/th>\n            <th>O\u00f9 go\u00fbter de mani\u00e8re authentique<\/th>\n        <\/tr>\n    <\/thead>\n    <tbody>\n        <tr>\n            <td>Cholera<\/td>\n            <td>Valais<\/td>\n            <td>G\u00e2teau de restes n\u00e9 pendant les \u00e9pid\u00e9mies<\/td>\n            <td>Carnotzet avec un Fendant valaisan<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>Capuns<\/td>\n            <td>Grisons<\/td>\n            <td>Cuisine pauvre \u00e0 base de feuilles de bettes du jardin<\/td>\n            <td>Auberge en bois d\u2019arole dans un village de montagne<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>Maluns<\/td>\n            <td>Grisons<\/td>\n            <td>Plat paysan \u00e9nerg\u00e9tique pour les travaux p\u00e9nibles<\/td>\n            <td>Apr\u00e8s une randonn\u00e9e dans une auberge de montagne<\/td>\n        <\/tr>\n        <tr>\n            <td>R\u00f6sti<\/td>\n            <td>Berne\/Zurich<\/td>\n            <td>Le R\u00f6stigraben comme fronti\u00e8re culturelle et culinaire<\/td>\n            <td>Bistrots traditionnels<\/td>\n        <\/tr>\n    <\/tbody>\n<\/table>\n\n\n\n<p>Alors, lors de votre prochaine visite en Suisse, osez aller au-del\u00e0 des R\u00f6sti. Demandez la sp\u00e9cialit\u00e9 locale dans un bistrot traditionnel. Vous ne d\u00e9couvrirez pas seulement un nouveau plat, mais vous go\u00fbterez aussi \u00e0 un morceau d\u2019histoire v\u00e9cue et de fiert\u00e9 r\u00e9gionale. Pour vivre cette diversit\u00e9 par vous-m\u00eame, planifiez votre prochaine visite non seulement avec une carte, mais aussi avec le respect et les connaissances n\u00e9cessaires. Ainsi, une simple excursion deviendra une exp\u00e9rience culturelle inoubliable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quiconque pense que le Carnaval suisse (Fasnacht) n\u2019est qu\u2019une f\u00eate bruyante commet une premi\u00e8re erreur. La cl\u00e9 r\u00e9side dans la compr\u00e9hension des rituels r\u00e9gionaux pour ce qu\u2019ils sont : une culture v\u00e9cue, et pas seulement un spectacle. \u00c0 B\u00e2le, la&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":982,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-1063","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture-divertissement"],"_aioseop_title":"","_aioseop_description":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1063","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1063"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1063\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1081,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1063\/revisions\/1081"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/982"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1063"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1063"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.puckmag.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1063"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}